1 / 30
slider modesheet modefullscreen mode

 

Jonathan Fontaine

Somaliland, le choc des nomades

Somaliland, the nomad's final journey

→  commander un tirage papier
EN | FR



La communauté nomade est à un grand tournant de son histoire puisqu'elle est sur le point de disparaître. Dans la corne africaine, la vie nomade existe depuis toujours, mais depuis 2015 le climat n'est plus le même, il ne pleut plus, la verdure disparaît pour laisser place aux cadavres des troupeaux décimés par la faim.
Au Somaliland certaines régions sont composées à plus de  80% de nomades. Ces 3 dernières années de sécheresse auront tué la plupart des troupeaux de chèvres, moutons et chameaux détruisant ainsi le nerd économique de la vie nomade. 
Depuis plus de 3 ans, la communauté nomade fait face à la malnutrition constante, aux différentes maladies et aux conditions extrêmes des femmes dont le devoir et de trouver l'eau et la nourriture.
Mais actuellement la situation des peuples nomades a atteint un tout autre niveau puisque 90 % d'entre eux ont dû abandonner cette vie en quittant les zones rurales. C'est un choc parmi les familles d'avoir perdu leurs troupeaux et de devoir "s'installer" près des villes. En trois ans, de nombreux camps se sont créés autour des villes appelées IDP (Intern Displaced Person).
Les anciens nomades font maintenant face à la sédentarisation et à la vie urbaine. La plupart d?entre eux se disent incapables de travailler, car ils n?ont aucune compétence et se sentent en décalage avec la ville. De nombreuses personnes souffrent de maladies mentales provoquées par la perte de leurs bétails et le changement brutal de vie. Cela atteint autant les femmes que les hommes, des enfants aux personnes âgées. Certains ont perdu complètement le sens des réalités et doivent être attachés par une chaîne pour la sécurité de tous. Des méthodes choquantes, mais qui reflètent le manque cruel de moyen au Somaliland, un pays non reconnu par la communauté internationale et qui ne bénéficie donc que d'une aide limitée.  
Ce retour auprès des villes a également créé de nombreux cas de violence faite aux femmes devenues vulnérables à cet environnement. 
L?adaptation est particulièrement difficile avec le décalage social, mais une minorité de nomades commencent lentement à accéder à certains métiers. Des femmes ont même vendu leurs dernières chèvres afin de se payer une formation et pouvoir travailler. Dans une lutte pour leur survie, on assiste à la fin douloureuse de la vie nomade par le changement climatique de ces dernières années. 
Beaucoup de famille aimerait retrouver leurs vies pastorales, mais sans le rachat de bétail, cette vie est impossible. 
 


The last 3 years of drought have completely affected the nomadic communities in the Horn of Africa. Not even the oldest within the nomadic communities can remember a drought as severe as this.
 
In Somaliland, livestock has almost disappeared. Along with malnutrition and disease, this has resulted in nomads finding themselves forced to leave the rural areas and migrate towards the cities. 90% of Nomadic communities in Somaliland now live in Internally Displaced Person Camps around the cities. Some have been there since 2015.
Without their livestock, the nomads feel trapped. They have trouble integrating society, they feel ill equipped for the urban environment. They depend on NGO and other donations to live. Most of them would rather go back but without livestock, it is an impossible dream.
 
Many men, women and children suffer from mental health problems. Families have lost hundreds and thousands of livestock. It is an unbearable situation and coping mechanisms are weak.The mental hospital in Burao is now full. Those suffering mentally and unable to receive treatment are often chained up in the IDP camps and in the villages for their own security. There is risk of these people escaping and being violent or sexually abused. There are many cases of sexual assault with particularly women being at high risk of attack.
Only a small number of Nomads have been able to adapt to city life and find jobs. They have lost hope of ever returning to their previous way of living and have sold their goats in order to pay for training to become seamstresses, sellers, guards...
 
Twenty years ago, Nomads were wealthy people walking freely with goats, sheep, cows and camels. Today nomadism is on the cusp of survival, A direct consequence of climate change.