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Carlos Ayesta

A no man's land - Fukushima

Chiaroscuro

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Un no man's land de 1000 kilomètres carré aux alentours de la centrale de Fukushima. Cette zone morte est certainement la trace la plus brutale et la plus visible de l'accident nucléaire. Plus de 80 000 personnes ont dû plier bagages, laissant derrière elles des villes fantôme. Pas ou peu d'éclairage public, des rues vides, des magasins abandonnés. Depuis un an, le temps s'est suspendu. Nous nous sommes rendus dans cette zone d'exclusion, en partie interdite, pour découvrir ces paysages désolés sous un angle nouveau. A l'aide de flashs, nous avons éclairé ces villes désertes la nuit. Nous pouvions ainsi focaliser notre regard, imprimer une perspective, choisir un bâtiment, un paysage. Et les faire surgir de nulle part, comme une anomalie. Les lumières artificielles, loin de rendre vie à ces villes, soulignent l'absence et le vide. Les photographies froides et brutes accentuent le malaise ressenti devant ces territoires perdus. 

The 1,000 square kilometres of land that comprise the no-go zone around the Fukushima plant represent the most impressive, and most brutal, evidence of the nuclear accident. More than 80,000 people had to pack a few belongings and follow orders to evacuate; others, fearful of radiation, left of their own volition. They left behind ghost towns almost devoid of light. For more than three years, time has stood still. We went inside the no-go zone to look at those landscapes from a fresh perspective. We used flashlights to illuminate the empty streets at night. This way, we were able to select our viewpoint and decide which buildings or features of the countryside to bring into sharp relief. But the artificial lights do not bring these areas to life; instead they highlight their desolation. The cold, raw images increase the uneasiness we felt standing amid these lost territories.