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Aude Osnowycz

Garbage city, la cité des coptes

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Les ordures du Caire ont toutes rendez-vous au même endroit: le quartier des Chiffonniers, "Garbage City" dans le sud-est de la capitale égyptienne.
Dans ce no man's land fait de ruelles étroites encombrées de déchets où règne une odeur pestilentielle, les zabbalines surnommés « chiffonniers du Caire » ont construit une économie circulaire, recyclant les déchets de la ville pour les revendre. Ils travaillent tout, le papier, le chiffon, les plastiques et les verres et même le métal à l'aide de machines. Ils font leur vie avec tout ce que les autres jettent.
Chrétiens originaires de Haute-Egypte, ils se sont installés en périphérie de la ville dans les années 1940. Issus de milieux extrêmement pauvres, ils ont organisé leur subsistance autour de la collecte des déchets, avant de se lancer dans le recyclage au début des années 1980
Selon les sources ils seraient entre 30'000 et 50'000 et ramasseraient environ 8'000 tonnes de déchets par jour Les zabbalines revendiquent en recycler 80 % à 90%, qu'ils revendent ensuite, un véritable record quand les grandes entreprise spécialisée espère dans le meilleurs des cas en recycler 50%.
Longtemps eprsécuté pour leur appartenance religieuse la minorité copte a tenter de faire perdurer son savoir-faire, bon gré mal gré, le plus souvent en toute illégalité
Il y a dix ans, les autorités ont décidé de faire place nette en confiant le ramassage des déchets à ces grandes entreprises européennes et égyptiennes, privant ainsi les chiffonniers de leur gagne-pain.
Mais le nouveau régime du général Sissi semble vouloir reconnaître le travail des zabbalines. Environ 40 entreprises tenues par des zabbalines et employant 1000 personnes auraient été enregistrées.
Pourtant le risque est toujours prégnant, les récents attentats et la montée de l'islamisme radical en Egypte prouvent que la minorité copte n'est pas à l'abris d'un renversement de situation comme cela avait été le cas avec l'accession au pouvoir des frères musulmans il y a de cela à peine quelque années.
Pourtant, aujourd'hui, la nouvelle génération de "Zabbalines" est plus que jamais déterminée à faire valoir ses droits pour faire enfin partie intégrante de la collecte "moderne".Les ordures du Caire ont toutes rendez-vous au même endroit: le quartier des Chiffonniers, "Garbage City" dans le sud-est de la capitale égyptienne.
Dans ce no man's land fait de ruelles étroites encombrées de déchets où règne une odeur pestilentielle, les zabbalines surnommés « chiffonniers du Caire » ont construit une économie circulaire, recyclant les déchets de la ville pour les revendre. Ils travaillent tout, le papier, le chiffon, les plastiques et les verres et même le métal à l'aide de machines. Ils font leur vie avec tout ce que les autres jettent.
Chrétiens originaires de Haute-Egypte, ils se sont installés en périphérie de la ville dans les années 1940. Issus de milieux extrêmement pauvres, ils ont organisé leur subsistance autour de la collecte des déchets, avant de se lancer dans le recyclage au début des années 1980
Selon les sources ils seraient entre 30'000 et 50'000 et ramasseraient environ 8'000 tonnes de déchets par jour Les zabbalines revendiquent en recycler 80 % à 90%, qu'ils revendent ensuite, un véritable record quand les grandes entreprise spécialisée espère dans le meilleurs des cas en recycler 50%.
Longtemps eprsécuté pour leur appartenance religieuse la minorité copte a tenter de faire perdurer son savoir-faire, bon gré mal gré, le plus souvent en toute illégalité
Il y a dix ans, les autorités ont décidé de faire place nette en confiant le ramassage des déchets à ces grandes entreprises européennes et égyptiennes, privant ainsi les chiffonniers de leur gagne-pain.
Mais le nouveau régime du général Sissi semble vouloir reconnaître le travail des zabbalines. Environ 40 entreprises tenues par des zabbalines et employant 1000 personnes auraient été enregistrées.
Pourtant le risque est toujours prégnant, les récents attentats et la montée de l'islamisme radical en Egypte prouvent que la minorité copte n'est pas à l'abris d'un renversement de situation comme cela avait été le cas avec l'accession au pouvoir des frères musulmans il y a de cela à peine quelque années.
Pourtant, aujourd'hui, la nouvelle génération de "Zabbalines" est plus que jamais déterminée à faire valoir ses droits pour faire enfin partie intégrante de la collecte "moderne".